
| 26-27 MARS 2005 - TOKYO (BUNKAMURA ORCHARD HALL) |
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| Deuxième partie : MA PLUS BELLE ANNEE MON PERE RUPTURE QU'EST-CE QUI FAIT PLEURER LES BLONDES ? GARDE-MOI DANS TA POCHE IRRESISTIBLEMENT GIVE ME A REASON AU RYTHME DU CÅ’UR LE BON TEMPS DU ROCK BYE BYE LEROY BROWN TOUTE MA VIE |
| Première partie : INTRODUCTION TOUT FEU, TOUT FLAMME PETIT RAINBOW JE NE PLAISANTE PAS L'AMOUR C'EST COMME UNE CIGARETTE JE NE PLAISANTE PAS LA PLUS BELLE POUR ALLER DANSER NICOLAS NE ME QUITTE PAS LA MARITZA RENOWN MEDLEY ROCK |
| COMPTE-RENDU (par Véronique) ORCHARD HALL BUNKAMURA - TOKYO Situé dans le quartier animé de Tokyo, le Bunkamura est un vaste complexe comprenant des boutiques de luxe, des restaurants, un cinéma, un musée et deux salles de spectacle : COCOON la petite salle et ORCHARD HALL la grande salle. A deux pas de la station de métro et gare Shibuya, c’est dans le théâtre Orchard Hall que Sylvie Vartan a donné trois représentations exceptionnelles à guichets fermés. Pour son grand retour au Japon, Sylvie a chanté dans le haut lieu de la musique classique à l’acoustique exceptionnelle, devant pas moins de 2200 spectateurs nippons venus l’applaudir à chaque représentation. Seuls une dizaine de ses admirateurs européens avait fait le déplacement. Compte-rendu - samedi 26 mars 2005 – 19 heures Pour ce premier show, la salle est comble et les gens attendent sagement le début du spectacle. Depuis plusieurs jours déjà, la presse annonce le concert en précisant ‘’Sold out’’ (‘’complet’’). PREMIERE PARTIE A 19 heures précises, les lumières de la salle s’éteignent et l’écran rond qui sert de décor s’anime d’images. On peut d’abord découvrir la publicité pour la compagnie aérienne japonaise ANA, illustrée par la chanson IRRESISTIBLEMENT. Cette chanson a également servi de thème musical à l’inauguration d’un nouveau terminal à l’aéroport Haneda de Tokyo. Des avions ANA dansent sur le tarmac au rythme de la chanson. Puis on découvre quelques images de la retransmission télévisée du Festival international de Musique de Tokyo dans les années 80. Sylvie y dit quelques mots en japonais et remet un prix au lauréat du concours. Et enfin, on retrouve l’introduction musicale de l’orchestre et la projection de photographies, telles qu’on a pu les voir au Palais des Congrès en 2004 et dans la tournée qui a suivi. Ca y est, le spectacle peut commencer et Sylvie apparaît en ombre chinoise derrière l’écran rond, qui disparaît dans les cintres du théâtre. ‘’Konbanwa ! (bonsoir)’’ lance Sylvie dès qu’elle apparaît dans la lumière de la poursuite. La première chanson TOUT FEU, TOUT FLAMME, donnera le ton du spectacle. Les danseuses et danseurs l’ont rejointe. Vêtue d’une combinaison noire et d’une veste rouge, Sylvie semble en pleine forme. Le public japonais n’est pas réputé pour être très démonstratif, mais les gens semblent très heureux de revoir Sylvie et applaudissent dès la fin de la chanson. La troupe quitte la scène, laissant Sylvie seule. Elle prend la parole : ‘’Merci ! Konbanwa Tokyo !’’. Ensuite, elle poursuite en japonais, disant qu’elle est vraiment très heureuse de revenir au Japon et qu’avec ce spectacle, elle va mettre le feu. Toute la salle frappe dans ses mains en cadence et l’orchestre accompagne Sylvie dans sa deuxième chanson PETIT RAINBOW. A la fin de la chanson, la salle applaudit respectueusement, comme seul le public japonais sait le faire. Les danseurs reviennent et entourent la chanteuse pour JE NE PLAISANTE PAS. Après quoi, Sylvie chante L’AMOUR C’EST COMME UNE CIGARETTE, avant d’annoncer une chanson de son dernier album, CE N’EST PAS RIEN. Elle disparaît ensuite en coulisses et les deux danseurs Sylvie et Arno, torse nu, apparaissent dans la lumière bleutée du projecteur. Ils dansent au son de l’intermède musical. Sylvie revient quelques instants plus tard, vêtue d’une robe blanche ornée de plumes et de paillettes. Elle entonne la chanson qui l’a rendue célèbre au Japon : LA PLUS BELLE POUR ALLER DANSER. Le public l’écoute religieusement. Un tonnerre d’applaudissements résonne dès la dernière note… C’est un triomphe ! Sylvie s’incline et remercie, puis elle chante NICOLAS. Les gens frappent dans leurs mains en cadence pendant le refrain. ‘’Je vais essayer de vous présenter la prochaine chanson en japonais, si j’y arrive…’’ dit Sylvie en installant son micro au centre de la scène. Ensuite, en japonais, elle explique qu’elle va interpréter une des plus belles chansons françaises. Seule au milieu du plateau, sous la lumière blanche de la poursuite, accompagnée par son pianiste, elle chantera NE ME QUITTE PAS. Emouvante Sylvie ! La salle en a des frissons et un tonnerre d’applaudissements résonne dans le théâtre à la fin de la chanson. Le spectacle se poursuit avec la célèbre rivière bulgare LA MARITZA. ‘’Merci beaucoup’’ dit Sylvie en japonais. ‘’Il faut que je prenne mes notes car j’ai un peu oublié mon japonais…’’. Elle se dirige vers le piano et saisit une feuille de papier, puis poursuit, hésitante, dans la langue du pays, en demandant si le public veut chanter avec elle la chanson suivante et s’il s’en souvient. Elle continue en français ‘’Vous vous souvenez de ça ? Moi je ne peux pas oublier cette chanson en japonais. Je vais voir si j’arrive à la chanter car ça fait très longtemps, mais je sais qu’il y a beaucoup de teenagers dans la salle. Ichoni Utate Kudasai. OK ?’’ Le pianiste joue l’introduction musicale et Sylvie chante en japonais la chanson théme de la publicité japonaise pour des socquettes qu’elle avait interprétée dans les années 60 : RENOWN. Les gens sont ravis et chantent avec elle en frappant dans leurs mains. Sylvie éclate de rire à la fin de la chanson et l’écran descend au centre du plateau. Elle tente de chanter les premières notes de LA PLUS BELLE POUR ALLER DANSER mais ne s’en souvient pas. Elle jette un regard dans les coulisses et demande qu’on lui souffle les paroles. ‘’J’ai besoin d’une japonaise !’’ dit-elle en tentant de faire venir sa maquilleuse Mina dans la lumière. Mais celle- ci refuse catégoriquement et Sylvie quitte la scène. Sur l’écran rond défilent divers extraits de ses succès en vidéo, lui permettant de changer une nouvelle fois de costume. Un medley rock’n roll endiablé suivra avec une Sylvie vêtue d’un costume noir et d’un ceinturon orné de ses initiales, accompagnée par toute sa troupe. Les gens frappent dans leurs mains et semblent ravis de cette belle énergie dégagée par la chanteuse, mais tout le monde reste sagement assis à sa place. Pourtant, l’ambiance est électrique et les responsables japonais n’en reviennent pas. Sylvie danse, chante et semble avoir retrouvé ses vingt ans. A la fin de la chanson, plusieurs personnes de l’assistance s’avanceront timidement devant la scène pour offrir de magnifiques bouquets de fleurs à leur idole, avant de retourner sagement s’asseoir. Puis c’est l’entracte. La majorité du public restera sagement assis à sa place, en silence, attendant la deuxième partie du spectacle. SECONDE PARTIE L’écran rond s’illumine soudain de photographies de Sylvie Vartan à diverses étapes de sa vie et la salle est plongée dans le noir. A droite de la scène, elle est là, dans une semi pénombre, derrière son micro. Elle chante MA PLUS BELLE ANNEE vêtue d’une longue robe de velours noir à l’encolure de fleurs blanches. Puis elle rejoint le centre de la scène et, accompagnée par son pianiste, elle interprète la chanson autobiographique MON PERE. Son émotion est intense et c’est les joues pleines de larmes et la gorge nouée par l’émotion qu’elle terminera malgré tout cette chanson. Puis, elle se dirige vers le piano et s’y appuie pour interpréter RUPTURE, avant de disparaître en coulisses. Des extraits vidéos sont maintenant diffusés sur l’écran, puis Sylvie revient pour un mélange de chansons rythmées : QU’EST- CE QUI FAIT PLEURER LES BLONDES ?, GARDE-MOI DANS TA POCHE, IRRESISTIBLEMENT, GIVE ME A REASON. Les danseurs l’ entourent, effectuant des acrobaties. Le public frappe dans ses mains au rythme de la musique. Sylvie est vêtue d’une robe dorée avec SV écrit sur le devant. La dernière chanson terminée, elle présente toute son équipe et quitte quelques instants la scène. Les danseurs exécutent une chorégraphie originale de Walter Painter et Sylvie revient quelques instants plus tard. Elle a encore changé de costume et porte à présent un ensemble pantalon et veste de couleur noire et grise. Elle chante AU RYTHME DU CŒUR. Les bouquets de fleurs multicolores jonchent le devant de la scène et embaument la salle du Bunkamura Orchard Hall. Sylvie s’exclame : ‘’Les plus belles fleurs sont au Japon ! C’est très émouvant pour moi de chanter pour vous ce soir. Je ne sais pas comment on dit ça en japonais, malheureusement. Mais… aichte mas !’’. Une Japonaise lui tend un bouquet, Sylvie se penche pour le prendre et, reconnaissant la dame, dit : ‘’Je me souviens, elle était déjà là quand nous étions toutes petites elle et moi. C’est formidable de vous retrouver !’’. Puis elle poursuit en japonais et demande comment se dit ‘’magnifique’’. ‘’ Subarashi’’ lui souffle un monsieur dans le public. Elle reprend le refrain de la chanson en ramassant les bouquets qu’on lui tend toujours. Ensuite, elle chante LE BON TEMPS DU ROCK, accompagnée par ses danseurs, avant de disparaître une nouvelle fois en coulisses, mais pas pour très longtemps. Le public en veut encore et frappe dans ses mains en rythme. Sylvie revient et chante alors BYE BYE LEROY BROWN. Puis elle remercie longuement le public et semble très émue : ‘’C’est dommage que je ne parle pas très bien japonais, mais j’apprends. Ma maquilleuse s’appelle Mina, elle est japonaise et me suit partout dans le monde. Elle me donne des cours particuliers, mais n’a pas voulu venir sur la scène. En tout cas, merci pour cette magnifique soirée. Vous savez, c’est toujours avec un énorme plaisir que je retrouve votre pays, parce que j’aime énormément le Japon. Il est lié à de très bons souvenirs pour moi. Tous ceux qui m’accompagnent sont absolument enchantés de venir ici à Tokyo. Pour certains, c’ est la première fois. On pourrait me dire…’’ et elle chante : … offrez-moi des frontières, des continents et des mondes entiers Décrochez-moi la terre, mettez à mes pieds la voie lactée Je dirai non merci, ce n’est pas ma vie, ma vie, ma vie, ma vie à moi… La chanson TOUTE MA VIE terminera ce spectacle magnifique et plein d’émotions. Sylvie quitte la scène ravie et une foule de japonais se précipite dans les coulisses pour la féliciter. Compte-rendu - dimanche 27 mars 2005 – 14 heures Pour ce deuxième spectacle, Sylvie présentera en tous points le même show que la veille. Petite anecdote : Sylvie termine L’AMOUR C’EST COMME UNE CIGARETTE et s’apprête à chanter CE N’EST PAS RIEN. Les danseurs Arno et Sylvain s’installent derrière elle pour l’intermède musical et s’aperçoivent très rapidement que ce n’est pas le bon moment. Ils ressortent de scène le plus discrètement possible et Sylvie leur dira après le show en riant : ‘’Vous courez vite les garçons, j’ai vu deux ombres et l’instant d’après, plus personne…’’. Sa choriste Mamido Bomboko, malgré une sévère extinction de voix, avait fait le déplacement au Japon. Elle fit de son mieux pour accompagner Sylvie, mais resta silencieuse entre les représentations. Pauvre Mamido ! Compte-rendu - dimanche 27 mars 2005 – 18 heures 30 Une heure après le précédent spectacle, Sylvie est de retour pour son dernier show au Japon. Encore une fois, il est identique en tous points aux deux précédents, devant une salle pleine à craquer. Avant d’interpréter L’AMOUR C’EST COMME UNE CIGARETTE, Sylvie s’approche du piano et boit une gorgée d’eau en disant : ‘’ Kampai’’ (à la vôtre). Plus tard, elle oubliera de chanter NICOLAS, ce qui fera dire à son éclairagiste Jacques Rouveyrollis : ‘’Et mes lumières ! On ne verra pas mes lumières sur Nicolas !’’. Maître Jacques, comme l’appelle affectueusement Sylvie, a fait le déplacement au Pays du Soleil Levant pour éclairer tout le spectacle japonais de façon différente. Bravo à lui pour ses splendides lumières ! A la fin du spectacle, le public japonais se lève et s’approche timidement du bord de la scène. Sylvie est ravie de cette proximité et les incite a participer plus activement encore. Elle n’a pas à les prier longtemps car ils se mettent à hurler, à danser, à chanter. C’est donc dans une ambiance de folie que s’achève la série de spectacles de Sylvie au Japon. La scène est jonchée de bouquets de fleurs tous plus beaux et plus odorants les uns que les autres. Epuisée mais ravie, Sylvie quitte le théâtre sous les acclamations de ses admirateurs nippons en compagnie de son mari Tony, de son producteur Jean-Luc Azoulay et de la productrice japonaise Keiko Nakamura. Sayônara Sylvie et Domo Arigato ! |